Yoga aquatique

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Il y a quelques semaines, j’ai pu faire un entrainement d’apnée avec Alexandre . Une séance type d’entraînement après trois apnées d’échauffement comprend une série de 8 apnées entre lesquelles s’insèrent des périodes de repos variables. Lors de la progression, ces dernières sont écourtées alors que le temps d’apnée augmente. Mon entraîneur, nous rappelle quelques règles élémentaires liées à la sécurité et à la communication qui serviront lorsque j’aurai la tête dans l’eau.

Si l’apnée sportive semble être un sport de solitaire, tout comme la plongée sous-marine, il ne se pratique jamais seul. Il ne reste qu’à trouver un partenaire avec qui pulvériser ses records en toute sécurité! C’est facile, il y plus de vingt personnes dans la pataugeoire. Alexandre nous fait mettre en cercle et nous nous tenons par le petit doigt. C’est incroyable comme je ressens les émotions de mes voisins.

L’entraîneur synchronise notre départ. Trois, deux, un… silence. Pour économiser l’oxygène, on se laisse flotter en minimisant les gestes. Saisi d’une apesanteur singulière, chacun s’attache à l’objet de sa concentration, les yeux ouverts ou fermés. Seul néophyte du groupe, je suis le premier à ressortir la tête de l’eau pour avaler goulûment une bouffée d’air salvatrice. Sensation étrange. Tous les autres sont encore immergés. La sérénité règne à la surface de l’eau. Voilà maintenant presque deux minutes qu’ils sont sous l’eau et pas un ne semble vouloir en sortir.

Si, en mode statique, l’apnée ne prétend pas améliorer le cardio, elle permet de développer le contrôle de soi.  J’en ai la preuve sous les yeux! Pour Alexandre, ce sport est d’ailleurs très proche du Yoga, du Tai Chi ou du Qui Jong pour ce qui est du rapport du corps à l’esprit et du dépassement de soi…

À force d’entraînement, le corps développe une plus grande tolérance au CO2 et peut mieux contrôler les sensations d’inconfort que son surplus provoque.

Aux premières tentatives, rares sont les personnes qui dépassent plus d’une minute et demie sous l’eau alors que les plus entraînées atteignent cinq ou six minutes voire plus d’immersion. Si, si, je vous l’assure, je les ai vus.   Ce contrôle est avant tout mental. « Lorsque je me concentre sur quelque chose d’agréable, je ne ressens plus le temps, puis arrive ce moment où mon corps me fait signe de réagir, alors je me concentre pour me détendre au maximum, et ainsi repousser le besoin de respirer » explique Alexandre.

Pour mon boulot, je dois m’absenter, pendant quelques mois, mais promis dès que je reviens, je m’inscris.

Pierre V.

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